mercredi 9 décembre 2015

Décembre 2015 - Editorial

Suite aux événements tragiques du 13 Novembre qui, après le recueillement, nécessiteront des réponses politiques et probablement sécuritaires, le radicalisme de notre jeunesse européenne est aussi lié à la perte de sens et d'avenir car ces jeunes sont aujourd'hui sans travail, sans espoir. Malgré toutes les politiques menées depuis des années, il a été difficile d'enrayer la montée du chômage et des extrémismes, et les résultats des élections régionales le montrent bien.

Les entrepreneurs sociaux que nous soutenons en France et en Europe ont développé des « business models » qui sont une des réponses à ces enjeux majeurs pour notre pays: création d'emplois en insertion, Création de logements d'urgence  à Marseille et à Calais mais aussi micro-finance pour des migrants ayant leurs papiers en Italie...

Nous avons de nombreux projets en France et en Europe qui ont montré qu'avec plus de Fonds Propres et d'accompagnement, ces entreprises sociales peuvent se développer et accélérer dans les mois /années à venir.


Certainement une goutte d'eau par rapport à l'enjeu, mais aussi la preuve qu'il est possible de penser différemment le développement de TPE/PME répondant à des enjeux sociaux et si cela se développe cela peut vraiment changer la vie de nombreux jeunes en leur redonnant espoir.


De nombreux projets se développent en collaboration avec des entreprises « classiques », signe que l'innovation sociale peut être un vecteur différentiant dans une entreprise et que ses méthodes, produits, réseaux peuvent permettre de créer une véritable synergie. La preuve en est avec Danone, Schneider Electric, Lafarge et tant d'autres que je ne cite pas dans ce papier. 


La conférence de l'European Venture Philanthropy Association (association qui regroupe les acteurs cherchant à combiner les approches de la philanthropie et celles du capital risque/investissement pour faciliter le développement de solutions aux problèmes sociaux et environnementaux actuels) s'est tenue les 2 et 3 décembre à Madrid. Plus de 500 Personnes de toute l'Europe (10% d'Espagne), certains d'Asie, des Etats Unis, d'Amérique Latine ou d'Afrique et du Moyen Orient, ont pu échanger, se concerter, débattre sur les outils et moyens d'être plus efficace, d'avoir plus d'impact. Des « pitchs » d'entrepreneurs sociaux du monde entier ont permis de découvrir des projets passionnants dans tous les domaines possibles, signe de la vitalité de ce secteur. Vous pouvez les retrouver sur le site www.evpa.eu.org. Des rencontres entre grandes entreprises innovantes (Google, Lafarge...) et entrepreneurs, fondations ont aussi permis de prendre conscience que la question de la réplication à grande échelle de ces projets ayant un vrai impact devenait un sujet  qui ne pourrait être pris en compte que par l'association des compétences de tous.

La Conférence EVPA 2016 revient à Paris 10 ans après celle qui s'était tenue en 2006, PhiTrust ayant décidé de s'impliquer pour qu'elle ait lieu à Paris et qu'elle soit un réel succès. A nous de mobiliser nos réseaux pour qu'elle ne soit pas une conférence de plus, mais soit vraiment un lieu de co-construction pour proposer des solutions innovantes et efficaces pour demain.



Olivier de Guerre
PhiTrust.

mercredi 1 octobre 2014

October 2014 - Editorial


The G8's work on the concept of Impact Investing clarified the term "Social Impact Investing" which describes companies that pursue their social mission while seeking profitability.

These companies require investor support to grow. It was very positive that the G7 investors (following Russia's exclusion) represented in the work group included the specific concept of these social missions in their strategic vision. "Impact" investing is defined as an investment that targets companies whose objective (mission) is to solve or meet a social challenge (social and/or environmental) while seeking a degree of financial stability.

The fact that all of the attendees approved this definition and the recommendations associated with the governments involved are an opportunity for investors seeking to give meaning to their investments. The European and French legal frameworks have adapted to these new needs (the SSE law in France and the EuSEF regulation included in the Social Business Act in Brussels). We hope that you will support us by joining the community of investors that supports us today.

Olivier de Guerre, chairman of PhiTrust Partenaires

Octobre 2014 - Editorial

Les travaux du G8 autour de la notion de l'Impact Investing ont permis de préciser la notion de "Social Impact Investing" qui cible les entreprises privilégiant leur mission sociale tout en visant une rentabilité.

Ces entreprises ont besoin du soutien d'investisseurs pour les accompagner dans leur croissance et il est heureux que les investisseurs du G7 (après l'exclusion de la Russie) représentés dans ce groupe de travail aient intégré dans leur vision stratégique la spécificité de ces entreprises sociales. L'investissement "à impact" est ainsi défini comme un investissement qui cible des entreprises ayant dans leur objectif  (la mission) celui de résoudre ou répondre à un enjeu sociétal (social et/ou environnemental) tout en recherchant une certaine pérennité financière.

L'adhésion de l'ensemble des participants à cette définition et les recommandations associées aux gouvernements concernés sont une opportunité pour les investisseurs qui recherchent à donner du sens à leurs investissements, le cadre législatif européen et français s'étant adapté à ces nouveaux besoins (Loi sur l'ESS en France et régulation sur les EuSEF dans le cadre du Social Business Act à Bruxelles). Nous espérons que vous aurez à cœur de nous soutenir en rejoignant la communauté des investisseurs qui nous soutiennent aujourd’hui.

Olivier de Guerre, président de PhiTrust Partenaires

dimanche 1 juin 2014

June 2014 - Editorial

Since 2005, PhiTrust Partenaires has been supporting the growth of social entrepreneurs by providing them with financing as well as being actively involved in their governance structures.
These companies all have social missions and are eager to modify their strategies in order to increase their impact, while protecting their business models and being profitable. Although many doomsayers though it would be impossible, we are pleased that several of our portfolio companies have strengthened their business models and are showing clear development perspectives.
Today, this ‘Impact’ investment vision is in accordance with several government authorities: the European “Social Business Act”, the French “Law on the Social and Solidarity Economy”, and the G8’s “G8 Impact Investing” group (in which we are actively involved). These authorities have recognised the urgent need to develop new growth and financing models to address current social issues.
We have invested in some twenty projects in France, Europe and Africa, providing them with the means to develop in their countries or internationally. We have exited three investments: we received a 50% reimbursement of our investment in I&P Développement, and sold our shares of Durable.com (2012) and Alter Eco (2013).
At the same time, we worked closely with our portfolio companies to refine our tools for measuring the impact of our investees in order to enable them to be more effective in their missions as well as report to our investors on the impact achieved.
These initial results would not have been possible without the entrepreneurs and their teams, as well as the investors and the active members of our Investment Committee who dedicate themselves on a daily basis to provide support to their businesses! It is important to note the lengthier time horizon necessary for these companies to achieve their objectives (we appreciate the American phrase “Patient Capital”).
We are in the process of strengthening our financial capacity by structuring a fundraising round to further assist these businesses, and hope that you will join us in supporting this wonderful adventure of “Social Impact Investment”!

Olivier de Guerre
Chairman of PhiTrust Partenaires

Juin 2014 - Editorial

Depuis 2005, PhiTrust Partenaires accompagne des entrepreneurs sociaux dans leur croissance en les finançant et en participant activement à leur gouvernance. Ces entreprises ont une mission sociale et veulent modifier leur stratégie en fonction de l’impact qu’elles réalisent tout en pérennisant leur modèle et en étant rentable.
Alors que nombre de cassandres pensaient que cela serait impossible, nous sommes heureux de constater que plusieurs entreprises de notre portefeuille ont aujourd’hui consolidé leur modèle et ont de réelles perspectives de développement.
Cette vision d’investissement « Impact » prend aujourd’hui tout son sens avec les pouvoirs publics : en Europe avec le «Social Business Act », en France avec la « Loi sur l’Economie Sociale et Solidaire » et via le G8 avec le « G8 Impact Investing » (travaux auxquels nous participons activement). Les pouvoirs publics ont pris conscience de l’urgence de développer de nouveaux modèles de croissance et de financement pour répondre aux enjeux sociaux actuels.
Nous avons investi dans une vingtaine de projets en France, en Europe et en Afrique permettant à ces entreprises de se développer dans leur pays ou à l’international. Nous avons cédé trois participations: remboursement de 50 % de notre investissement dans le fonds I&P Développement, cession de Durable.com (2012) et d’Alter Eco (2013).
Parallèlement, nous avons travaillé avec les entreprises de notre portefeuille pour affiner l’outil de mesure d’impact de nos sociétés afin de les aider à être plus efficaces dans leur mission et de pouvoir rendre compte à nos investisseurs de l’impact réel de ces projets.
Ces premiers résultats n’auraient pas été possibles sans les entrepreneurs, leurs équipes mais aussi sans les investisseurs et sans les membres actifs de notre Comité d’Investissement qui s’investissent au quotidien pour accompagner ces entreprises !
Il aura fallu du temps pour que ces entreprises atteignent leurs objectifs (les américains parlent avec justesse de « Capital Patient »). Renforçant nos capacités financières par une augmentation de capital pour accompagner ces entreprises, nous espérons quevous aurez à cœur de nous soutenir dans cette formidable aventure du « Social Impact Investment» !

Olivier de Guerre
Président de PhiTrust Partenaires

mardi 1 avril 2014

Avril 2014 - éditorial

Mise en place des nouveaux budgets européens pour les entreprises sociales, Evolution  du statut des entreprises sociales et solidaires avec la nouvelle loi Hamon sur l’ESS en France, Réunions du groupe de travail du G8 sur le « Social Impact Investing »…  les autorités publiques s’attachent depuis plusieurs mois  à créer un environnement favorable au financement et au développement des entreprises sociales en Europe. Mais cette tendance l’est aussi dans l’ensemble des pays développés confrontés à une transformation inédite de leur modèle social avec un accroissement de plus en plus important de l’écart entre les plus riches et les plus pauvres.
Nous participons activement à ces travaux, réflexions car nous sommes convaincus que les entreprises sociales (sous quelque forme qu’elles soient : associations, coopératives, entreprises…) peuvent apporter une réponse complémentaire aux actions des différents acteurs identifiés en favorisant la création d’entreprises ayant une mission sociale et un objectif d’équilibre ou de rentabilité financière à terme.
Les entreprises sociales que nous accompagnons depuis plusieurs années et l’innovation incroyable que nous rencontrons chaque jour, notamment dans la coopération avec les grandes entreprises ne sont plus uniquement des idées mais deviennent jour après jour des réalités, les financiers ayant même lancé des placements financiers où la rentabilité de l’investisseur est directement lié à la performance sociale du projet soutenu !

Vous trouverez sur notre site web des exemples de projets que nous soutenons et des liens avec les différentes initiatives auxquelles nous participons et vous invitons à entrer plus avant dans ce nouvel univers de l’entreprise sociale, des entrepreneurs sociaux et de l’investissement à impact qui bouillonne d’initiatives de qualité.

Olivier de Guerre
Président de PhiTrust Partenaires

April 2014 - Editorial

The implementation of new European budgets for social companies; Change in the status of social and solidarity companies with the new Hamon Law on the SSE in France; G8 working group meetings on "Social Impact Investing"... over the past several months, the public authorities have focused on creating a favourable environment for the financing and growth of social companies in Europe. However, the trend is also apparent in all developed countries which are facing an unprecedented transformation of their social model due to the widening gap between the richest and the poorest.
We are taking an active part in the work and studies because we are convinced that social companies (in every form: associations, cooperatives, companies, etc.) can provide additional momentum to the actions of the various actors identified by promoting the creation of companies with a social mission and a long-term goal of financial equilibrium and profitability.
The social companies we have supported for a number of years and the incredible innovation we see every day, notably in terms of cooperation with major companies, are no longer merely ideas, but are becoming a reality day after day. Financiers are even launching investments in which investor profitability is directly linked to the social performance of the project supported!
You can go to our website to find examples of the projects we support and links to the various initiatives in which we take part. We invite you to further explore the new universe of social companies, social entrepreneurs and impact investment which is bubbling over with quality investment initiatives.

Olivier de Guerre – Chairman, PhiTrust Partenaires

vendredi 1 novembre 2013

Novembre 2013 - Editorial

Semaine de la finance solidaire, loi sur l’économie sociale et solidaire de Benoit Hamon… à croire que ce secteur devient un « eldorado » et qu’il peut être un des moyens d’enrayer la crise que nous vivons aujourd’hui en France. Cette agitation médiatique aura au moins le mérite de mettre en avant des entreprises sociales et solidaires largement méconnues par les investisseurs et le grand public. Mais il faut faire attention à différencier les entreprises qui ont une mission sociale de celles qui sont, de par leur statut, classées comme étant une entreprise sociale (coopérative…). Cela ne veut pas dire que les coopératives ne puissent être de très belles entreprises sociales mais il y a de très nombreuses entreprises ayant une mission sociale qui se développent avec des statuts de SAS, SAS, SARL. Le projet de loi sur l’économie sociale et solidaire apporte des propositions intéressantes pour ce secteur, mais l’assimilation de l’économie sociale et solidaire à un statut juridique spécifique risque d’amener de nombreux investisseurs à ne pas investir dans ce secteur. 
C'est pourquoi nous organisons nos Rencontres PhiTrust le lundi 25 Novembre prochain autour de la notion « d’Impact Investing », une des réponses pour essayer d’attirer de nouveaux investisseurs afin qu’ils financent et accompagnent ces entreprises sociales et ce quelque soit leur statut juridique. 
Depuis 2006, nous finançons et accompagnons des entreprises sociales pour les aider à se développer tout en réalisant leur mission. Deux de ces entrepreneurs Laurent Laik de La Varappe et Hervé Baulme d’Ecodair nous parleront de leur projet et de leur forte croissance et ce alors même qu’ils ne renoncent pas à leur mission première qui est sociale. Nous les avons financés et accompagnés aussi bien au niveau de leur association que de leur entreprise, filiale de leur association. 
PhiTrust Partenaires et notre fonds de dotation accompagnent aujourd’hui 20 entrepreneurs qui reviennent vers nous avec de nouveaux besoins de financement, ce qui nous amène à rechercher de nouveaux donateurs ou investisseurs qui souhaitent « redonner du sens à leur investissement ». 
Pourquoi pas vous ?
Olivier de Guerre
Président de PhiTrust Partenaires

November 2013 - Editorial

Week of socially responsible finance, Benoît Hamon's bill on the socially responsible and fair economy…  It seems as though this sector is becoming an "Eldorado" and may be a means to overcome the crisis France is experiencing today. Such media buzz at least has the virtue of highlighting socially responsible and fair businesses which are largely unknown to investors and the general public. Businesses, with a core social mission from those which are classified as social businesses by virtue of their legal status (cooperatives…). This does not mean that cooperatives can not be wonderful social businesses, but a large number of companies with core social missions are legally simplified joint-stock or limited liability companies. The bill on the socially responsible and fair economy proposes interesting ideas for the sector, but limiting this sector to organisations with a specific legal status is likely to drive investors away.
Since 2006 we have been financing and supporting social businesses, helping them develop while achieving their social missions. We provided financing and support to non profit as well as businesses, developed by social entrepreneurs.
PhiTrust Partenaires and our Endowment Fund currently support some 20 entrepreneurs that often require leading us to seek new patrons or investors who are keen to "give some meaning to their investment".
Why not you?

Olivier de Guerre
Chairman of PhiTrust Partenaires

lundi 3 juin 2013

June 2013 - Editorial

Since 2005, PhiTrust Partenaires has been accompanying social entrepreneurs in their growth by providing them with financing as well as actively participating in the Board of Directors or Strategic Committees of the companies. The mission of these social enterprises is to address social challenges through the elaboration of financially viable business models that empower them in their strategy implementation. These entrepreneurs are able to reconcile within their businesses two generally-acknowledged opposed goals, that of providing social impact in addition to financial return (today or in the near future, depending on the maturity of the project).
This slightly ‘crazy’ vision of business that we have carried forward with our Investment Committee and the shareholders who have collectively placed their trust in us is now beginning to bear fruit. We have invested in some twenty projects in France, Europe and Africa, have assisted some of them to expand and be replicated in other cities/countries (our support has enabled Ethical Property to create ETIC in France, and Dialogue Social Enterprise to sign agreements in China, to name just two examples) thus demonstrating that these companies are now economically profitable businesses that can continue to grow within domestically or abroad.
This investment strategy could not be developed without proving our ability to exit investments and measure the social impact of the projects we support.
In 2012 we participated in two exists (a 50% refund of our equity in I&P Développement, a fund that invests in Africa, and a full exit of our stake in Veosearch/Durable.com).  Our support was provided at a crucial stage in the growth phase of these companies, subsequent to which they were sold to either their managers or to new shareholders, in order to enable them to achieve scale.
We developed a new tool for measuring the impact of the companies that we support, in order to help them be more effective in their mission and empower us to report to our shareholders the real impact of these projects, with particular attention paid to their evolution over time.
Our portfolio has allowed us to observe that in today’s economy, it is possible to achieve both financial and non-financial objectives. This vision is echoed by the multitude of other social investors with whom we collaborate.
This would not be possible without investors, and while many initiatives are being developed to expand these social enterprises, with strong support from governments in many countries (there is dedicated public funding in France for this activity through the new Public Investment Bank and in Europe via the "Social Business Act" currently preparing its 2014-2020 european budget, with specific funding for social entrepreneurship).

Despite the lengthy time horizon required for these companies to achieve their objectives (several US social investors accurately refer to "Patient Capital"), they are in need of long-term financial and strategic support, just like any business, and we hope you will join us in supporting this wonderful adventure of social investment! 

Olivier de Guerre
Chairman of PhiTrust Partenaires

Juin 2013 - Editorial

Depuis 2005 PhiTrust Partenaires accompagne des entrepreneurs sociaux dans leur croissance en les finançant et en participant activement à leur conseil d’administration, comité stratégique… Ces entreprises sociales ont pour mission de répondre à une problématique sociale consolidant un « business model » financièrement pérenne pour leur donner les moyens de leur stratégie.  Ces entrepreneurs arrivent à concilier au sein même de leurs entreprises deux objectifs à priori opposés, à savoir avoir un impact social tout en ayant une rentabilité financière (aujourd’hui ou demain selon la maturité du projet).
Cette vision d’investissement un peu folle que nous avons portée avec le Comité d’Investissement et l’ensemble des actionnaires qui nous ont fait confiance commence à porter ses fruits aujourd’hui : nous avons investi dans une vingtaine de projets en France, Europe et en Afrique, avons permis à quelques uns d’entre eux de se répliquer et/ou se développer dans une autre ville/pays… (Ethical Property a créé ETIC en France, Dialogue Social Enterprise a signé des accords en Chine  avec notre soutien actif pour ne citer que deux exemples) montrant que ces entreprises rentables économiquement peuvent aujourd’hui construire leur développement dans leur pays ou à l’international.
Mais une telle stratégie d’investissement ne pourrait se développer si nous ne prouvions pas que nous pouvons céder certaines de nos entreprises et que nous mesurons l’impact des projets que nous soutenons.
Nous avons cédé en 2012 nos deux premières participations (remboursement de 50% de notre investissement dans le fonds I&P développement investi en Afrique et cession de Veosearch/Durable.com).  Les entreprises ont été cédées à leurs dirigeants ou à de nouveaux actionnaires pour leur permettre de se développer, notre accompagnement intervenant à une étape de la vie de ces entreprises pour leur permettre de trouver,dans un second temps, des relais de croissance.
Nous avons développé un nouvel outil de mesure d’’impact des sociétés que nous soutenons afin de les aider à être plus efficace dans leur mission et de nous donner des moyens de rendre compte à nos investisseurs de l’impact réel de ces projets et surtout de leur évolution dans le temps.
Nous constatons aujourd’hui au sein de notre portefeuille, mais aussi à travers les nombreux contacts que nous avons avec des investisseurs sociaux,  qu’il est possible d’atteindre nos objectifs financiers et extra financiers.
Cela ne serait pas possible sans investisseurs, et alors que de multiples initiatives se développent pour développer ces entreprises sociales, avec un soutien fort des pouvoirs publics dans de nombreux pays (en France avec des financements dédiés de la nouvelle Banque Publique d’Investissement et en Europe avec le « Social Business Act » qui prépare le budget européen 2014-2020 avec des financements spécifiques pour les entreprises sociales).

Même s’il faut du temps pour que ces entreprises atteignent leurs objectifs (les américains parlent avec justesse de « Capital Patient »), ces entreprises ne pourront se développer que si elles sont accompagnées à long terme financièrement et stratégiquement comme toute entreprise, et nous espérons que vous aurez à cœur de nous soutenir dans cette formidable aventure  de l’investissement solidaire !

Olivier de Guerre
Président de PhiTrust Partenaires

jeudi 31 janvier 2013

January 2013 - Editorial



The current crisis has highlighted the need for funding social projects in Europe, especially as the European debt crisis is forcing governments to cut back or freeze their subsidies.

Social economy players are therefore having to adapt and to develop new strategies of funding and/or growth, a situation that has led some of them, so-called “social entrepreneurs”, to develop a business model that is at once socially responsible and sustainable, because it is profitable.

These entrepreneurs are developing strategies very similar to those of small and very small businesses. They also need the same type of funding and support so as to meet their financial and non-financial targets. The financing strategy included in these business models is not limited to donations and subsidies, even though many social companies have hybrid models in which these sources of funding play a part.

The European Union has latched on to this trend, and legislators in Brussels, aware of the need to provide these companies with ongoing support if they are to meet the current needs of society, are currently working on a “social business act”, to be introduced with the 2014 budget, which will establish a major system for funding social enterprises. The new measures will be coordinated with the current system of subsidies and donations for associations.

PhiTrust specialises in funding and support for social enterprises. However, in Europe there are still too few institutional investors willing to invest in these companies, and frequently we come up against arguments concerning liquidity, track record etc. and other excuses on the grounds that such investments are risky and offer poor mid-term prospects. The sector is clearly being held back by widespread ignorance concerning the appropriate investment philosophy and related risks, as bankers and investors regard social enterprises as being “more risky” than normal companies. On the contrary, the risks incurred by financing social enterprises are actually lower than those applicable to standard companies, mainly because the expected return is lower (thus confirming the correlation between risk and expected reward).

Evidently, banks and financial advisors are failing to realise that we are not just talking about donations to charity: some social enterprises are capable of rapid growth, if they have the human and financial wherewithal, and to achieve this growth, they don’t need charity, they need financing just like any other company, even if their raison d’être is primarily social. And as far as financing is concerned, investing is better than giving!

This “cultural” issue is crucial for the funding of such companies, at a time when governments are pulling out, and for the sector as a whole.

Olivier de Guerre
Chairman of PhiTrust Partenaires
olivier.deguerre@phitrust.com

A quoi bon investir, ne faut il pas mieux donner ?



La crise actuelle renforce le besoin de financement des projets sociaux en Europe, et ce d’autant plus que la crise de la dette des Etats européens provoque dans toute l’Europe une stagnation voire une baisse des subventions accordées par la collectivité.

Les acteurs de l’économie sociale et solidaire doivent donc s’adapter et développer de nouvelles stratégies de financement  et/ou de développement, ce qui amène certains d’entre eux « les entrepreneurs sociaux » à développer des entreprises ayant une mission sociale et une rentabilité économique afin d’assurer leur pérennité.

Ces entrepreneurs développent des stratégies très similaires à celles de TPE/PME classiques et ont les mêmes besoins de financement et d’accompagnement pour les aider à atteindre leurs objectifs financiers et extra financiers. Ces modèles de développement ne peuvent se financer uniquement par des subventions et du don, même si dans certains cas ils ont des modèles hybrides avec une partie de leur activité financée par des subventions et du don.

L’Europe a bien compris ce mouvement et Bruxelles a lancé un « social business act » qui prendra corps avec le budget 2014 pour mettre en place des financements importants dédiés au financement de ces entreprises sociales conscients de l’impérieuse nécessité de les accompagner pour répondre aux urgences sociales actuelles. Ces mesures entrent en synergie avec les subventions/dons accordés par ailleurs pour financer le secteur associatif.

Spécialisés dans le financement et l’accompagnement de ces entreprises sociales, nous sommes encore peu d’acteurs professionnels à les financer en Europe et les investisseurs nous opposent souvent des arguments de liquidité, de track record… pour ne pas investir considérant que ces investissements sont risqués et offrent peu de perspective à moyen terme. Le secteur souffre clairement d’une méconnaissance de sa logique d’investissement et des risques associés, banquiers et investisseurs considérant qu’une entreprise sociale est « plus risquée » qu’une entreprise classique. Paradoxalement le risque associé au financement de ces entreprises sociales est moins élevé que celui associé à une entreprise classique, principalement car le rendement attendu est moindre (confirmant que le risque est très lié au rendement espéré).

Les banques et conseils financiers n’ont visiblement pas compris aujourd’hui qu’au delà de la logique du don (philanthropie) certaines de nos entreprises sociales peuvent fortement accélérer si elles ont les moyens humains et financiers pour ce faire et qu’elles doivent être financées comme toute entreprise normale même si leur mission est avant tout sociale et non par du don !  et pour les financer, il vaut mieux investir que donner !

Cette problématique « culturelle » est aujourd’hui l’une des clés du financement de ces entreprises à l’heure où les Etats se désengagent. Et un des enjeux majeurs de ce secteur  !

Olivier de Guerre
Président de PhiTrust Partenaires
olivier.deguerre@phitrust.com